D’aussi loin que je me souvienne, la chasse a toujours fait partie de notre famille. Elle était le temps d’un ou plusieurs week-end dans l’année (souvent celui de l’ouverture), l’occasion de nous retrouver. Je me souviens des convois de voiture pour se rendre aux Laubins -le nom du domaine-, des battus dans les maïs, des tableaux de chasse, du casse croûte dévoré, des stratégies élaborées, des grands-mères aux fourneaux, des cours d’anatomie pratiqués sur les lapins par ma grand mère Yvette dans la remise, des longues tablées lors du repas dominicale…

Cette tradition familiale tend à disparaître. Ni mon frère, ni moi, ni aucun de mes cousins n’avons repris le flambeau. En 2013, tous les fusils ont été dérobés lors d’un cambriolage. Mon oncle Stéphane est le seul à s’en être racheté un. C'est l'approche imminente de la fin d'un rituel presque clanique qui m'a fait prendre conscience de mon attachement à celui-ci. Non véritablement la chasse en tant que telle mais les précieux instants de retrouvailles qu'elle représenait. J'y suis retourné la première fois le samedi 28 février 2015 avec Stéphane et mon grand oncle Marcel pour le chevreuil. Point d'animal, mais un bon moment passé dans les sous bois et les plaines, animé de discussions sur le gibier aperçu, manqué. Le sentiment de renouer avec une partie de mon enfance.

Le dimanche 31 janvier 2016, nous étions trois fusils, toujours pour le chevreuil, qui cette fois-ci fut au rendez-vous. En dix minutes, la bête était abattue. Une aubaine pour ces chasseurs qui n’en avaient plus tués depuis un moment. L’occasion de photos souvenir, de refaire le match, mais surtout la perspective de futures terrines et autres mets préparés par Josette, la femme de Marcel.

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Julien Cousin Photographe Lyon | Rhône-Alpes

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