Graffitis, salissures, dessins, dégradations, caricatures, tags … Le langage offre pléthore de possibilités pour caractériser ce geste qui consiste à apposer sa marque  - citoyenne, révolutionnaire, mécontente, humoristique… - sur un affichage politique public. Si tenter de les définir ne constitue pas en soi une expérience intéressante, ces actes sont le reflet certain d’un heurtement abyssal, entre la politique et le peuple. Ils reflètent un inconscient collectif où le malaise social ne parvient plus à se déployer qu’au travers d’un anonymat qui transparaît sur ces visages placardés, miroirs d’une société de spectacle. Par cet anonymat, c’est un champ de possibles qui s’ouvre. 

 

Grimer ses représentants, c’est aussi les faire apparaître dans un carnaval de rue. Le carnaval inverse les pouvoirs, renverse les rapports de force. Le peuple s’arrache un droit sur la bastille politique et ridiculise la sphère qui le domine. 

 

Sur la place publique, l’encre devient une arme où bien souvent elle se pare du costume le plus partagé et compris de tous, l’humour ; qu’il soit militant, contestataire, ironique ou seulement pris pour ce qu’il est. La voix du peuple s’éprouve alors, s’incarne et se libère. 

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Julien Cousin Photographe Lyon | Rhône-Alpes

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